Le Mali, entre richesse et pauvreté
Le Mali est un pays enclavé d’Afrique de l’Ouest située entre les 10ème et 20ème degrés de latitude nord. D’une superficie de
1.241.300 km2, il a des frontières communes avec l’Algérie, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée, la Mauritanie, le Niger et le Sénégal. Le Mali est un pays vallonné.
Le Mali demeure un Etat pauvre, mais il fait figure de modèle en Afrique en matière de démocratie. Sa très grande richesse historique et culturelle, son potentiel touristique, sont d'indéniables atouts, bien qu'encore insuffisamment exploités.
L’organisation des mouvements sociaux et des forces progressistes au Mali est caractérisé par une vie associative riche. Le rôle de la société civile, a été capital dans les différentes étapes historiques du pays.
Après l’indépendance, un gouvernement socialiste (celui de Modibo Keïta, le père de l’indépendance) entreprend de nombreuses réformes.
Il est renversé en 1968 par le coup d’état militaire de Moussa Traoré
. En 1984 les intellectuels demandent l’installation du multipartisme, cette requête insatisfaite débouche en 1991 sur de violentes manifestations.
Ce 22 mars 1991, les militants doivent passer sur le pont au dessus du fleuve Niger. C’est le moment où les forces de l’ordre interviennent. Plusieurs grenades tombent dans la foule. A la fin de la journée, on déplore de nombreuses victimes. Ce sont les « martyres du 22 mars », date désormais commémorée chaque année.
Dans la nuit du 25 au 26 mars 1991, l’armée se range du coté des manifestants et un jeune colonel, Amadou Toumani Touré surnommé ATT) prend la direction d’un comité de réconciliation qui destitue Moussa Traoré.
Par la suite, des élections libres seront organisées, ce qui constitue le début (ou la suite) de l’ère démocratique au Mali.
Αlpha Oumar Konaré est élu président de la république du Mali.
ATT lui succède le 2 juin 2002.

Il entretient des relations cordiales avec la communauté internationale.
Le Mali est un pays en développement, avec 65 % de son territoire en région désertique ou semi-désertique.
L'activité économique est surtout limitée autour de la région fluviale irriguée par le fleuve Niger.
Environ 10 % de la population est nomade et près de 80 % travaillent dans l'agriculture ou la pêche. L'activité industrielle est concentrée autour de la production agricole.
L'immigration constitue une très importante manne de revenus. Le Mali dépend de l'aide étrangère et est très vulnérable aux fluctuations des prix mondiaux du coton, son exportation principale.
Des entreprises multinationales ont développé les opérations de prospection de l'or en 1996-1998, et le Mali est devenu un exportateur majeur d'or dans la région sub-saharienne. Il est d'ailleurs actuellement le troisième exportateur africain, derrière l'Afrique du Sud et le Ghana. L'or est la première source d'exportation du pays, suivis du coton et bétail.
Pour ce qui est des principaux partenaires commerciaux, le principal pays importateur du Mali est le Sénégal avec 13,1% en 2008 et le principal pays exportateur est la Chine avec 26,7% en 2008. En dehors de ces pays, le Mali a aussi, comme partenaires commerciaux, la France, la Côte d’Ivoire, la Belgique, le Luxembourg, la Grande-Bretagne et l’Allemagne.
De très nombreuses références historiques attestent de l’existence d’un potentiel minier confirmé au Mali.
Membre de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), le Mali s’est hissé au niveau de premier producteur de coton de l’Afrique au sud du Sahara. Il possède le premier troupeau de bétail de la sous-région, assure l’autosuffisance alimentaire durable en année de pluviométrie normale et subvient à l’ensemble de ses besoins en céréale sèche.
Grâce aux réussites déjà constatées et au regard des potentialités déjà existantes, notamment dans les cultures irriguées et l’élevage qui reste à développer, le Mali a donc démontré qu’il peut devenir la grande puissance agricole de la sous-région.





